Ce que nous allons aborder dans cette classe virtuelle :
Vous avez des questions ? J’ai des réponses !
Est-ce que cette classe virtuelle est vraiment en direct ?
Oui ! Je serais présente devant mon ordi, à la date précisée. Et je pourrais répondre à toutes les questions que tu te poses, en direct.
Je ne suis pas sûr.e que ce soit pour moi, à qui s’adresse cette classe virtuelle ?
Cette classe virtuelle s’adresse aux enseignants francophones du secondaire ou du supérieur. Bref, à tous ceux qui enseignent en français (ou le français) à des élèves de plus de 11 ans. Si tu enseignes au primaire, tu apprendras des choses mais tout ce que je vais raconter ne sera pas transférable à ta classe.
Je corrige déjà vite mes copies et je suis satisfait.e de mon système d’évaluation, vais-je apprendre quelque choses ?
Très très probablement, sauf si tu as lu tous les auteurs français et anglophones sur l’évaluation (Willingham, Roediger, Christodoulou, Wiggins, etc). Je te donnerais des pistes concrètes pour rendre ton évaluation encore plus efficace pour faire apprendre tes élèves.
Y aura-t-il un replay ?
Oui. Mais je t’encourage fortement à venir en live. Promis, je ne vais pas te raconter pendant 30 minutes tout mon parcours et pourquoi tu dois m’écouter. Non, le but c’est de te donner vraiment des clés pour changer concrètement ta pratique de classe. Et en live, tu pourras poser tes questions !
Pourrais-je poser mes questions ?
Oui ! A la fin de la classe virtuelle, il y a aura un (long) moment où je répondrais à toutes vos questions.
C’est vraiment gratuit ?
Oui ! Mon but c’est vraiment d’aider un maximum d’enseignants à changer leurs pratiques d’évaluation, pour récupérer du temps pour eux et du plaisir en classe.
Un petit mot de Marie-Camille
C’est ma première classe virtuelle, ça me réjouit et ça m’émeut.
Je me souviens de mon début de carrière, avec émotions.
Je me souviens de mes premiers jours. Venant du monde de l’animation (BAFA puis directrice) je ne me sentais pas perdue avec les élèves, on peut même dire que je n’ai pas vraiment eu de problèmes de gestion de classe.
Et puis, un jour (environ à la fin de ma première séquence hein), j’ai fait mon premier contrôle. Et quelle déception : la majorité des élèves ne maîtrisait pas les bases ! En cours dialogué, ils•elles connaissent tout, et une fois en évaluation, il ne leur restait rien.
Je me souviens encore de cette prise de conscience : “il y a un vrai problème dans la façon dont on enseigne !”
À partir de là, un nouveau chapitre de ma vie s’est ouvert, et il ne s’est toujours pas refermé.
En effet, ayant fait de la recherche avant l’enseignement, je me suis tournée vers ce que je connaissais. Et je me suis plongée dans la recherche en sciences de l’éducation, en sciences cognitives et en neurosciences, en anglais et en français. Je voulais trouver réponse à ma question. Je voulais découvrir ce qu’on sait sur les façons efficaces d’enseigner.
J’ai abandonné le dogme et je suis allée regarder dans les faits ce qui fonctionne réellement.
J’ai découvert ce dont je veux te parler pendant cette classe virtuelle :
L’évaluation est le plus gros levier d’apprentissage.
Sachant cela, j’ai transformé complètement mon système d’évaluation.
Et en 2014, j’ai réussi à trouver un système qui fonctionnait.
Encore maintenant, je me souviens de l’impact que ce (simple) changement d’évaluation a eu sur ma dynamique de classe, dès le début de l’année : non seulement mes élèves apprenaient mieux, mais ils•elles étaient motivé•es, travaillaient avant que j’arrive… Cette impression d’avoir trouvé “le truc” pour les motiver, cette certitude de ne jamais vouloir revenir en arrière.
Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’en construisant un système, j’avais planté les graines qui me permettraient de diminuer mon temps de travail. Car ce système, je l’ai amélioré d’année en année, par itérations successives, par ajouts annuels.
Au bout de quelques années, je ne travaillais qu’entre 25 et 30 heures par semaine, alors que j’étais en temps plein.
Ça se passait si bien, que je me suis mise à la formation. J’allais dans les établissements pour enseigner à d’autres enseignant•es comment mettre en place ce système, pour qu’eux•elles aussi retrouvent aussi de la liberté, du plaisir et du temps. Je ne voulais pas être la seule à enseigner comme ça.
Et cette envie ne m’a pas quittée. J’ai encore envie de dire à tout le monde que c’est possible d’enseigner en ayant du temps et du plaisir, pour les profs et pour les élèves ! D’avoir un impact plus large que la dizaine d’établissements que j’accompagnais chaque année jusqu’à maintenant.
C’est bien cette envie qui m’a poussée à me mettre en dispo, afin d’amener le plus possible d’enseignants à expérimenter ce que j’ai expérimenté : la classe comme un endroit où l’on se sent bien, nous et les élèves ; une classe avec une ambiance sereine et tournée vers l’apprentissage.
Cette décision d’être en dispo vient aussi d’une conviction que le système scolaire qu’on a aujourd’hui doit être amélioré. En effet, il ne répond pas à mes attentes et je suis persuadée qu’on peut faire beaucoup beaucoup mieux. Je veux un système scolaire bienveillant, plus respectueux de chaque élève, dans ce qu’il•elle est, dans ses particularités propres. Un système scolaire inclusif, pour de vrai. Un système scolaire dans lequel tous.tes les élèves se sentent bien. Je veux ça !
Et je suis profondément convaincue que pour avoir ça, il est indispensable que les profs aussi se sentent bien ! On ne peut pas être bienveillant•e, si nous-même, on se sent mal traité•e, frustré•e.
Souvent, les réponses de l’institution pour améliorer le système scolaire passent par de grandes phrases telles que « les profs devraient… » ; « c’est aux profs de… » ; « les profs n’ont qu’à… ».
Et je ne veux plus des « y a qu’à », des « il faut qu’on » !
L’école est construite par les profs ! Ce sont les profs qui en sont à la base ! Et c’est en s’intéressant aux profs, en tant qu’humain•e, qu’on va s’améliorer ! Les profs ne sont pas des pions qui suivent des ordres parce que c’est ce qu’il faut faire ! Les profs sont des humains avec des limites, des défauts, des qualités, une envie de transmettre, un engagement pour les élèves. Et c’est une ressource puissante, à condition de partir de là.
Je sais, parce que je l’ai fait dans plusieurs établissements, qu’en redonnant cette liberté et ce bien-être aux profs, ça rejaillit sur les élèves, multiplié par mille car chaque élève de leur carrière en tire bénéfice.
Changer l’école ne passe par des projets extraordinaires avec des moyens extraordinaires, mais ça passe par changer le quotidien de la classe, changer les gestes professionnels, changer petit à petit la culture professionnelle, ça passe par les gens extraordinaires que sont les profs !
Et c’est ça que j’essaie de faire dans cette classe virtuelle. Elle est évidement là pour que les profs corrigent moins et mettent en place un nouveau système d’évaluation, mais elle a aussi une mission de transformation d’un système qui ne satisfait personne. Elle a cette mission de rendre l’école plus respectueuse de chacun•e, en tant qu’individu et que chacun•e puisse s’y épanouir !
Alors, j’espère qu’on va être nombreux pour faire ça. C’est pour ça que j’ai hâte de t’y retrouver.
Viens changer l’école, ensemble, rapidement et pour le mieux !